Vos questions nos réponses

Est-ce que l'utilisation de la fracturation hydraulique dans le Projet Galt est envisagée?

Non, le Projet Galt est un projet sans fracturation et le sera toujours. En effet, puisque le projet présenté au gouvernement est un projet de 30 puits sans fracturation, le projet qui sera autorisé à la fin du processus sera un projet de 30 puits sans fracturation. Légalement, le projet n'aura aucune possibilité d'utiliser de la fracturation durant toute la durée d'exploitation du gisement.

L'étude d'impact évalue les impacts du projet sur une période de combien de temps?

Sur toute la durée du projet, incluant le démantèlement, soit environ 40 ans.

Est-ce que le contenu de l'étude d'impact ainsi que la recevabilité et la méthodologie du projet seront connus?

Oui, l'étude d'impact ainsi que les questions du ministère et les réponses d'Activa Environnement seront disponibles au public sur le site web du Ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ainsi que sur le site web du Projet Galt dans la section « Documentation ». La recevabilité et la méthodologie du projet seront également disponibles sur les mêmes plateformes.

Est-ce normal que tous les détails définitifs du projet ne soient pas encore connus?

Oui, c'est normal puisque nous sommes présentement dans une phase préliminaire du projet. Cette première étape de consultation a pour but de consulter les parties prenantes afin de récolter leurs préoccupations à propos du projet avant que tous les détails ne soient ficelés. La firme Activa Environnement de New Richmond étudie présentement plusieurs variantes du projet dans son étude d'impact en tenant compte des préoccupations exprimées par la population et le gouvernement. Ces différentes variantes étudiées expliquent pourquoi le promoteur ne détient pas encore tous les détails définitifs du projet, qui seront connus une fois l'étude d'impact réalisée. À ce moment, le promoteur entreprendra une nouvelle tournée de consultation publique afin de présenter tous les détails définitifs du Projet Galt aux différentes parties prenantes.

Est-ce normal que les estimations des retombées économiques soient assez variables?

Oui, c'est normal puisque nous en sommes encore à la phase de définition du projet. L'étude d'impact évalue présentement plusieurs variantes et méthodes d'atténuations différentes afin de minimiser les impacts du Projet Galt sur l'environnement. Une fois qu'elles seront définies, le promoteur sera alors en mesure de réaliser les études économiques présentant les retombées économiques définitives du projet selon les variantes choisies. Ces études économiques seront alors soumises à la Régie de l'énergie pour évaluation.

Où sera situé le poste de collecte?

Le choix du site où sera installé le poste de collecte est présentement étudié par l'étude d'impact afin de sélectionner le site qui aura le moins d'impact sur l'environnement. La localisation du poste de collecte est une des variantes du Projet Galt. Présentement, les options étudiées sont toutes situées au nord de la route 198, idéalement le plus loin possible de la rivière York.

Pourquoi le poste de collecte ne peut-il pas être situé en haut des montagnes, près des sites de forage?

Puisque cela impliquerait que le transport routier du pétrole se ferait sur un dénivelé important, ce qui augmenterait le risque sans raison. En contrepartie, l'installation du poste de collecte au bord de la route 198, tel qu'envisagé par le promoteur et présentement étudié dans l'étude d'impact, diminue considérablement le risque.

Est-ce que la production de gaz naturel est évaluée dans l'étude d'impact?

Oui, ce volet du projet est étudié dans l'étude d'impact. Le Projet Galt produira du gaz naturel, en plus du pétrole léger, puisqu'il se retrouve en solution dans le pétrole. Différentes options de productions sont présentement envisagées. Les deux plus probables sont la réinjection dans le réservoir pour stimuler la production de pétrole ainsi que la valorisation du gaz naturel sur le marché local à travers plusieurs projets présentement en pourparlers avec divers promoteurs et organismes de la région.

Est-ce que l'étude d'impact évalue les risques de fuite de pétrole?

L'étude d'impact étudiera les risques technologiques liés au projet, dont les risques de fuites, pour tous les sites de forage, conduites et poste de collecte prévus. Les résultats de cette étude permettront au promoteur de mettre en place des mesures de prévention et d'atténuation des risques afin de minimiser les impacts sur l'environnement. De plus, lorsque viendra le moment de demander la licence de forage pour chacun des puits, une étude technico-environnementale sera soumise au Ministère de L'Énergie et des Ressources Naturellesafin de démontrer les faibles risques pour le milieu hydrique et les méthodes d'atténuation utilisées par le promoteur pour les protéger.

Le promoteur a-t-il un plan de mesure d'urgence?

Oui, un plan de mesure d'urgence a déjà été mis en place pour les puits déjà forés. Un nouveau plan de mesure d'urgence s'appliquant précisément à la mise en production du gisement Galt sera déposé avec l'étude d'impact.

Quelle est la capacité de réponse de la ville de Gaspé en cas de mesures d'urgence?

En cas de mesure d'urgence, le promoteur peut compter sur l'appui des policiers et des pompiers de la ville de Gaspé. Une entente a déjà été signée avec la ville pour que les coûts soient transférés au promoteur. Il est important de préciser que la ville n'est pas responsable de la sécurité sur le site de production. Cette responsabilité revient au promoteur, qui gérera la situation selon le plan de mesure d'urgence qu'il a mis en place.

Y a-t-il des cours d'eau près des sites de forage potentiels?

Oui. Néanmoins, l'étude d'impact évalue présentement 13 sites de forage potentiels afin d'identifier lesquels auraient le moins d'impact sur l'environnement. Le promoteur aménagera alors ses 5 à 8 sites selon les résultats de l'étude d'impact, par souci de minimiser son impact sur l'environnement.

Comment sont évaluées les eaux souterraines?

Une caractérisation de l'eau souterraine est présentement réalisée dans le cadre de l'étude d'impact. Elle sera alors associée à une modélisation de l'eau souterraine qui permettra de réaliser des modèles prédictifs en cas de déversement. Cela est une partie importante de l'étude de l'impact, car il s'agit d'une préoccupation importante des parties prenantes.

Les milieux humides seront-ils localisés ?

Oui, cet élément fait partie de l'étude d'impact.

À quelle distance de la rivière de la Petite-Fourche se situent les sites de production?

Les puits sont tous installés sur des dessus de montagnes alors que la rivière de la Petite-Fourche se situe au bas des montagnes. Cela signifie que les activités du promoteur se feront toutes à une distance considérable de la rivière de la Petite-Fourche.

Quelle quantité d'eau est nécessaire pour le forage d'un puits?

Le forage d'un puits nécessite l'utilisation de 150m3 d'eau sur une durée de 2 mois. À titre comparatif, cela équivaut à la consommation d'eau d'environ 9 Québécois, soit environ 2 familles, pour la même période de temps. Cependant, l'eau utilisée pour le forage du premier puits pourra être utilisée de nouveau en circuit fermé pour forer plusieurs autres puits.

À la fin de la vie utile de l'eau, où est-elle envoyée pour être traitée?

De l'eau est effectivement utilisée lors du forage d'un puits. Cette eau, appelée boue de forage, sera alors réutilisée lors du forage des autres puits du Projet Galt en circuit fermé. À la fin de sa vie utile, cette boue de forage est envoyée pour être traitée dans des sites de traitement d'eau industrielle autorisés par le ministère de l'Environnement, situés soit Québec ou à Montréal.

Est-il prévu de pratiquer de l'injection dans le Projet Galt?

Oui, il est prévu d'utiliser un principe de la récupération secondaire. Ainsi, il y aura de l'injection de gaz naturel dans le réservoir. L'injection de saumure, produite pendant la production et ensuite remise dans le réservoir, est également évaluée. Aussi, lors de la complétion des puits, il y aura de l'injection d'acide sur les parois du trou, une pratique courante dans l'industrie. Il est important de préciser que l'injection n'a rien à voir avec la fracturation.

Allez-vous avoir recours à de l'injection d'acide? Si oui, dans quel but?

L'acide chlorhydrique pourrait être utilisé pour nettoyer des dommages causés au réservoir de pétrole lors du forage. L'injection d'acide chlorhydrique aurait pour objectif de nettoyer les ouvertures déjà présentes dans la roche pour les libérer des impuretés bloquant le chemin d'écoulement naturel du pétrole vers les puits. Une fois le nettoyage des ouvertures de la roche complété, l'acide non dépensé est ressorti du puits. Environ 30m3 d'acide, soit l'équivalent d'un camion-citerne, est utilisée lors d'un travail de nettoyage d'un puits.  L'acide est par la suite transporté vers un site de traitement autorisé par le ministère de l'Environnement.

Comment le Projet Galt peut-il s'inscrire dans une démarche de transition énergétique?

Le promoteur du projet est confiant que l'étude du cycle de vie du pétrole, qui est présentement réalisée dans le cadre de l'étude d'impact, démontrera la pertinence de produire du pétrole au Québec. En effet, cette production de pétrole locale permettrait au Québec de contribuer efficacement à la réduction des émissions de GES au niveau mondial en réduisant son importation de pétrole provenant majoritairement de l'Ouest canadien et des États-Unis. Le Projet Galt permettrait ainsi de produire du pétrole québécois, dont les moyens de production et la provenance seront connus des Québécois.

La communauté autochtone a-t-elle été consultée?

Des consultations internes sont présentement tenues par le Secrétariat Mi'gmawei Mawiomi, ou MMS (Mi'gmawei Mawiomi Secretariat en anglais), avec les différentes communautés. Le promoteur leur fournit couramment de l'information et est prêt à les rencontrer lorsque le moment sera opportun pour le secrétariat. Le promoteur respecte leur choix et leur échéancier et maintient un dialogue ouvert avec le MMS.

Que se passera-t-il avec les puits lorsqu'ils auront été exploités à terme?

Ils seront fermés en conformité avec les règlements du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles. Ainsi, lors de la demande de licence de forage, le promoteur soumettra au ministère un plan de fermeture des puits, incluant une évaluation des coûts de fermeture des puits et le versement de ce montant au ministère en garantie financière.

Le gaz naturel sera utilisé localement, mais le pétrole sera acheminé à quel endroit?

Le pétrole sera acheminé dans une raffinerie. Quatre possibilités sont présentement étudiées : Irving à Saint John au Nouveau-Brunswick, Valero à Québec, Suncor à Montréal ou à l'une des raffineries au nord-est des États-Unis.